Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

DEUXIÈME  DIMANCHE  AVENT  C  9 Décembre 2018  

 

Evangile Lc 3, 1-6, avec Ba 5, 1-9 Psaume 125 Ph 1,4…11

 

NECESSAIRES  CHANGEMENT  ET  CONTINUITE

 

 

FIL CONDUCTEUR :

  • Nous sommes dans l'Avent, dans la continuité de cette attente de Noël, naissance du Christ, donc dans la continuité de l'attente du SALUT. Mais aussi, avec Jean et son baptême de repentance et la présentation de Jésus, nous sommes dans le changement qui fera passer
  • de la repentance au salut
  • de l’attente à l’espérance
  • du baptême de repentance de Jean au baptême d’adhésion au Christ.

 

Principaux points :

  1. Ce temps de l’Avent est celui de l’attente de Noël, naissance de Jésus, mais aussi attente du retour du Christ à la fin des temps, bien au-delà de ce Noël prochain !
  2. Dimanche dernier, nous avons vu que cette attente est une « veille », nécessitant de notre part une « conversion ». A travers la préparation, par Jean Baptiste, de la venue de Jésus, nous comprenons mieux quelle conversion nous est aujourd’hui nécessaire.
  3. Cette conversion est toujours un changement à partir d’une situation dont les difficultés nous accablent trop souvent : problèmes« insolubles », souffrances personnelles, déceptions,découragement devant le triomphe apparent du MAL Face à l’adversité, celle d’un monde menaçant qui nous entoure et celle de notre propre faiblesse, de nos insuffisances et de nos chutes, les promesses du Christ semblent, parfois, ne plus faire le poids!
  4. Dès lors, après la prise de conscience réaliste de notre situation et surtout de notre responsabilité là-dedans, notre réaction doit être à la fois, comme pour les juifs venant vers Jean, la repentance par rapport à notre péché et manque de confiance en Dieu. Mais en même temps l’espérance, motivée par l’amour de Dieu pour nous, seule capable de nous relever et de nous diriger vers le Bonheur du Royaume, malgré toutes les épreuves auxquelles il faut toujours faire face.Il s’agit, en découvrant notre vulnérabilité, de passer d’une confiance en nous-même à la confiance en Dieu. C’est un véritable changement d’attitude, une véritable conversion.
  5. Mais en fin de compte, c’est aussi une libération, par rapport à l’anxiété de devoir sans cesse faire face avec nos seules forces !
  6. A ce propos, l'anecdote concernant Tristan Bernard est toujours d'actualité. Lorsque, juif traqué par les nazis, il fut arrêté, il déclara que, jusqu’alors, il avait été dans l’anxiété de l’attente et que, désormais, il était dans l’espérance (…d’un secours… qui ne pouvait plus venir seulement de ses propres capacités) !
  7. C’est la même conversion que nous demande la Parole de Dieu en ce jour : passage d’une confiance exagérée en nous-même à un confiance (d’amour) totale en Dieu. Cette confiance nouvelle est symbolisée, concrétisée, par notre adhésion à l’esprit profond de notre baptême.
  8. Nous aussi, il nous faut passer du baptême de repentance de Jean au baptême d’adhésion en toute confiance au Christ : c’est le baptême chrétien annoncé par Jean le Baptiste (Mc 1, 8) : « Moi je vous ai baptisé d’eau, mais lui vous baptisera d’Esprit-Saint ! », baptême d’espérance concrétisant la rencontre personnelle d’amour de chacun de nous avec Jésus. Dieu est patient avec nous. Il attend, pour nous rencontrer, le temps nécessaire, sans se lasser. Paul nous dit, en effet, que l’Amour est patient. Il nous dit aussi que c’est maintenant le temps favorable. N’attendons pas plus longtemps !

Changeons  notre vie habituelle d'attente anxieuse en une Vie d'ESPERANCE.

 

Michel ANDRE diacre jeannemichel.andre@gmail.com

BLOG   http://puzzlebondieu777.over-blog.com

Les commentaires sont fermés.